Crise existentielle

Lundi 5 novembre 2007
Ca y est, ça reprend.
J'ai envie de faire l'amour.
Faut que j'appelle quelqu'un.
J'hésite entre 2: un agent immobilier à Paris et un à Arcachon.
Décidemment ces agents immobiliers...
Mais est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ?
Ca me dégoute en fait avec ces types.
Aujourd'hui j'ai failli appeler David 20 fois.
Je me suis dit, allez, te prends pas la tête appelle le, embrasse le, fais l'amour et ne t'attache pas !
Mais je ne peux pas.
Suis trop carrée.
Je sais pas d'où me viennent ces putains de valeurs.
D'ailleurs sur les 2 agents immo "dispos" il y en a un en couple.
Bon et l'autre il est à Arcachon.
Je n'aime pas les agents immobiliers. Ils ne sont intéressés que par l'argent (et le cul).
Bon, je tourne en rond.
Il est 22 heures et je tourne en rond.
J'ai honte d'aller me masturber. Je trouve qu'il n'y a rien de plus dégradant, quand  je ressens un tel manque que de me satisfaire toute seule. Ca me renvoit à une solitude et à un mal être, après le plaisir, horribles.
Bon, ben ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé d'être remplie de désir.
C'est à cause de tous ces mecs qui me tournent autour en ce moment, j'en suis sûre.
Bon, je fais quoi là...
Allez, une bonne tisane, un bon dodo, de beaux rêves et demain ça ira mieux.
J'espère !
Par Elodie
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Dimanche 2 septembre 2007
DSC00048.JPG Et Dieu dans tout ça ? Et la mort ?
Malgré une quête spirituelle qui date de mon enfance, j'ai encore peur, aujourd'hui, de ma mort.
Même si je reproche à la vie d'être difficile, de me laisser seule, de ne pas me permettre d'avoir un mari, des enfants et un honnête salaire comme tout le monde, je ne veux pas mourir !
Car j'ai toujours l'espoir.
L'espoir qu'un jour je vois la lumière (mais dans ma vie, pas le fameux tunnel de la mort !). Je l'ai déjà vue, j'ai déjà touché au bonheur, j'y touche très souvent.
Des vagues, comme ça, de bien-être, de prise de conscience.
Quand je rentre du boulot et que je me retrouve dans mon appart qui coûte si cher mais qui est si agréable à vivre.
Quand je vois mon chat passer sa tête par la chattière et s'affaler sur le canapé, exténué. Ouf, il n'y ait pas passé cette fois-ci.
Le sursis fait aimer la vie.
Etre en sursis et prendre conscience de sa vie, fait apprécier chaque instant mais cela me fait également pleurer.
Je pleure ma mort à venir. Quand ? Je ne sais pas. Je pleure le fait de ne plus savoir où va aller cette planète, que vont en faire les générations futures. Je pleure les bons repas, les odeurs, les couleurs, la nature et la musique.
Qu'est-ce que j'aime la musique.
Je pleure l'être humain, le parisien qui s'entasse dans les centres commerciaux, les métros, les musées, les restaurants. Cette vie qui grouille et dont je me nourris chaque jour.
Quel plaisir d'être une parmi tous. De se fondre dans la masse.
Oui, nous allons tous mourir et j'espère bien que ce long chemin, que ces douleurs et bonheurs que nous vivons chacuns nous serviront à quelque chose.
J'espère vraiment.
Car ca serait vraiment dommage.
Par Elodie
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Dimanche 2 septembre 2007
Sombre.jpg Depuis deux jours je suis sombre.
Je pleure pour un rien et je n'ai qu'une envie dormir.
Je crève de solitude, comme dit si bien Anna Gavalda.
Et pourtant, j'ai vu des amis hier, j'en ai eu d'autres au téléphone.
Chose étonnante chez moi, quand ça va mal, je parle sans cesse et n'écoute pas les gens.
J'ai beau en être consciente au moment où ça arrive, je ne peux m'en empêcher, c'est plus fort que moi, je parle, je parle.
Du coup, je fais fuir les gens...et mon mal être s'accentue.
En fait, je n'ai pas envie de travailler demain.
J'en ai marre de bosser pour ramer financièrement.
J'en ai marre de voir des gens de mon age ou plus jeunes, sans soucis d'argent car ils ont accepté de jouer le jeu de la société et de faire boulot métro dodo toute leur vie.
Je veux pas jouer ce jeu là.
Je veux garder ma liberté.
Mais la mienne se paie cher.
Certaines non.
Quand on voit Vanessa Paradis, par exemple, qui ne s'est jamais battue de sa vie. Oh oui, quand on a été méchants avec elle et qu'elle a pleuré en public... Merci mais je connais d'autres batailles bien plus dures.
Je n'ai rien contre elle, c'est juste un exemple.
Cette fille a démarré super tôt grâce à ses parents, elle avait une bonne voix, grâce à Dieu et voilà, plus de soucis de sous et en plus elle rencontre l'amour...
Bon, je ne suis pas dupe et sais qu'elle a certainement des choses à régler comme tout un chacun sur cette terre, mais putain, dans les moments sombres, je ne peux m'empêcher de penser à ces gens.
Ca s'appelle du masochisme, je sais.
Mais il parait que plus vite on touche le fond, plus vite on remonte...
Par Elodie
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Lundi 2 juillet 2007
bouche.jpg Samedi dernier, me voilà avec Dimitri, déambulant dans le Marais à la recherche d'un bon resto.
Je ne savais pas que c'était la Gaypride. C'était folklorique.
Enfin attablés dans un restaurant sympa et pas cher, j'écoute mon homme tout en regardant déambuler devant moi une foule hétérogène mais loin d'être hétéro. Des drag queens, des homos mecs et surtout des homos fllles.
C'était la première fois que je voyais des couples de lesbiennes dans la rue.
Je fus franchement dégoutée au premier abord de voir ces "femmes" (peut-on les appeler encore "femmes" ?). Toutes les cheveux courts, se donnant des airs de faux mecs. Ridicule, dégouttant.
Dimitri fini par remarquer le sujet de mon attention et voilà que le sujet se tourne vers l'homosexualité féminine.
Je me lance dans de grandes tirades exprimant ma révolte face à ces femmes reniant leur féminité, je les regarde comme on regarde des bêtes rares dans un zoo...Beurk, elles me dégoutent.
Après 15 min, Dimitri change de sujet et me parle de sa passion pour les chevaux (sic).
Je ne peux m'empêcher, tout en l'écoutant, de continuer de regarder ces couples.
Et puis je t'ai vu.
Toi.
L'ange de ma vie.
Femme magnifique.
Rayonnante de beauté et de douceur.
Lumineuse.
Je suis dingue de toi.
Ton image me hante.
Je n'y comprends plus rien.
J'aime quoi alors? Les hommes, les femmes ?
Est-ce possible d'être équilibrée et d'aimer les deux ?
N'est-ce pas contre nature ?
Je vais arpenter tous les endroits lesbiens de la capitale pour te retrouver.
J'ai peur.
Que vais-je devenir ?
Merde alors.




Par Elodie
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Jeudi 28 juin 2007
Peur.jpg Aujourd'hui, j'ai des angoisses terribles. 
Impossible à gérer.
Je me sens seule.
J'ai peur.
Peur de quoi ?
Je doute.
Je doute du bonheur qui s'offre à moi.
Je vais encore m'en prendre plein la gueule.
Je ne me sens pas belle.
Je me trouve nulle.
J'aime pas être amoureuse.
Ca me fait douter et me déstabilise.
J'ai envie de rappeler cet ex qui est revenu dans ma vie et de déconner, histoire de me sentir libre, indépendante et
surtout de controler ma vie.
Aimer c'est perdre le contrôle.
C'est l'inconnu.
J'ai peur d'aimer car j'ai peur qu'on ne m'aime pas.
C'est plus facile d'être célibataire.
On gère tout. Le controle, c'est récurrent chez moi.
J'ai besoin de controler, voir à moyen terme.
Il faut que je retrouve la sécurité intérieure.
Ouah comme je flippe !
La vie est belle de part ses émotions et épreuves qu'elle nous fait traverser.
Facile à dire et à écrire, difficile à intégrer.
J'ai peur !

Par Elodie
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Jeudi 28 juin 2007
Prise-de-t--te.jpg Putain comme c'est dur !
Je le sens basculer de l'autre côté. Déjà.
Ce côté où l'homme a eu ce qu'il voulait, le repos du guerrier, le repos du chasseur.
Il est un tout petit peu moins attentionné.
Il commence, légèrement, à s'éloigner.
Au suivant ?

Par Elodie
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Lundi 25 juin 2007
La nuit, il y a des éléphants au plafond de ma chambre, heureusement ils ne font pas trop de bruit.
Par Elodie
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Mercredi 20 juin 2007
coiffeur-V3.jpg Cher Dimitri,
Si tu tombes sur cette lettre, franchement, c'est que j'ai pas de bol ! Une chance sur un milliard que tu tombes sur ce blog, et une sur cent milliards que tu tombes sur cet article.
Tu te rends compte cent milliards ! On ne verra jamais ce chiffre sur nos comptes bancaires !
Bon c'est par pour ça que je t'écris.
Je t'écris car je flippe. Je flippe d'être tombée si rapidement amoureuse de toi. Là comme ça, après une rencontre par hasard, en trois rendez-vous je suis dingue de toi. Merde. Je vais encore en baver. J'ai peur. J'ai peur que ça aille trop vite comme toutes les fois où j'ai ressenti et pressenti toutes ces émotions. Je ne me suis jamais trompée sur les émotions  qui étaient vraies mais j'avais oublié un facteur important, le facteur de mon immeuble, et qu'est-ce qu'il est bien bâti ! Non, je m'égare... Le facteur important c'est qu'un homme est instinctivement un chasseur.  Il est prêt à tout pour obtenir ce qu'il désire, quitte à se leurrer sur son véritable amour. (il est tard, je vérifierai l'orthographe de jour...)
Et là je le sens bien comme ça avec toi. Déjà, au troisième rendez-vous tu mattes les filles qui passent dans la rue. Je me souviens des 2 premières fois où tu n'avais d'yeux que pour moi.
J'y comprends rien à la vie et aux mecs. Moi je regarde pas d'autre mec ! Je n'ai d'yeux que pour toi Dimitri. Je suis entière et dans 6 mois si t'es pas un salaud j'aurai encore d'yeux que pour toi.
Bon, c'est vrai que je ne te connais pas en fait, en trois fois...
Je te ressens bien. J'aime ta mâturité, ta finesse d'esprit, ta sensibilité, ton humour, tes yeux, ton odeur, tes dents, tes lèvres, ton caractère, ta spiritualité, ta douceur, ton écoute, ton agacement parfois quand je parle trop.
Je suis à croc. Ca m'est tombé comme ça, aujourd'hui, à notre 3 ème rendez-vous.
Alors est-ce parce-que j'ai rencontré que des loosers depuis des mois et tu es mon rayon de lumière ?
Ou est-ce parce -que c'est réellement très fort entre nous ?
Alors, je sais comment faire pour savoir.
Il faut du temps.
Prendre le temps.
Et seule moi vais pouvoir décider de prendre le temps,  car je sais qu'au moindre petit signe de ma part tu me sautes dessus et tu crois au grand amour.
J'ai le don de réveiller ça chez les mecs. Une bulle d'amour... qui malheureusement éclate rapidement.
Si je veux nous donner une chance je dois freiner.
Ca me tue.
Ca va contre mon instinct. C'est anti-pur. C'est calculé.
Mais je pense que tel est le triste lot des femmes.
Nous savons, ils ne savent pas.
Nous sauverons le monde, pas eux.
Moi je veux rester une petite fille qui croit aux belles histoires qu'on lui raconte.
Si un jour j'ai des enfants je leur montrerai des films sans scenari à l'eau de rose. Comme ça au moins, pas de dégât à l'age adulte et au mieux que de bonnes surprises. Car ça existe l'âme soeur, non ?
Bon Dimitri, tu me manques déjà.
Je vais annuler notre rendez-vous de ce soir pour la fête de la musique.
On se verra donc samedi soir, comme prévu.
Soit dans 2 jours.
C'est dur d'être amoureuse.
Le temps est disproportionné, on souffre pour un rien (je suis conne, je suis grosse, merde j'ai dit une connerie, ouh lala j'ai ris comme une truie, faut que je rentre le ventre, il a vu comme je suis bien belle aujourd'hui ? Ahh sa bouche, je ne peux pas m'empêcher de regarder ses lèvres quant il parle. Est-ce qu'il voit ce que je regarde ?...)
Par Elodie
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Lundi 18 juin 2007
Ca m'arrive parfois dans la journée, ou le soir d'être hyper angoissée et de me ruer sur le chocolat. J'en ai marre d'être angoissée alors qu'il n'y a pas de raison et surtout après 4 ans et demi de thérapie.
Est-ce qu'un jour j'arriverai à trouver la paix intérieure ?

Par Elodie
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Dernière minute

 
Un ami ma demandé le prix du livre de Florian Zeller que je viens de terminer,
"Neiges artificielles", je lui ai répondu 6 euros. Il a changé de tête.
Ce n'est que plus tard que j'ai compris qu'il me parlait de prix litteraire
et non de prix d'achat...

Elodie

Voilà, je m'appelle Elodie j'ai 36 ans et bien qu'écrivant régulièrement que je suis belle, en fait je suis laide. A cela s'ajoute une grande stupidité pour parler poliment. Je suis la reine des gaffes et j'ai le don de mettre les gens mal à l'aise...Voici ma vie au quotidien, si j'arrive à ne pas oublier mon mot de passe pour accéder à mon blog...

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