D'où ma nouvelle absence sur le blog.
Professionnellement de grands succès et personnellement...
Je vivais très bien mon célibat depuis plusieurs mois et me sentais épanouie et heureuse. Mais, malheureusement c'est souvent dans ces cas là qu'on attire de nouvelles aventures.
Je suis partie pour le boulot à Deauville. Je trouve que Deauville ressemble à un décor de carton pate. Tout y est asseptisé et on retrouve tout Paris et pas forcément le Paris que j'aime (m'as-tu vu) et qu'est-ce que la plage est loin ! Tout ce béton (et ces planches) avant la plage, quel dommage ! Bref, je n'avais pas du tout envie d'y aller. Mais boulot et sousous obligent, je me suis pliée à cette contrainte, me convaincant que quand-même, un week-end à Deauville, avec l'air marin, c'est pas mal.
Arrivée là-bas je réalise tout d'abord, pendant le congrès de mes clients, que ma place n'est plus avec eux, qu'il faut que je change de clients, que leur budget m'emmerde (mal barrée pour le week-end !). Je m'ennuie à mourir et ne trouve personne d'intéressant, je n'ai aucune affinité avec ce milieu d'argent.
La pression monte et je sens monter en moi l'envie de me barrer, de retrouver la folie et la liberté de mes vingt ans. Partir, libre, vers ce qui me correspond.
Cependant, la sagesse des années et surtout la vision de mon compte en banque me font me calmer et je décide d'appeler ma meilleure amie pour avoir un avis objectif et sans passion.
Olivia me rend la raison et me calme. 2 jours c'est rien dans une vie. Il vaut mieux d'abord que je trouve un autre client pour ensuite arrêter proprement et en douceur avec ceux-là.
Je décide donc de rester et, après avoir subi une journée de congrès je vais me préparer pour la soirée de Gala. Je mets en boucle sur mon ipod la "Vie en Rose" de Grace Jones et me redonne tant bien que mal la pêche pour la soirée.
Enfin prête extérieurement et intérieurement, je fais un petit tour sur la plage, prends une bonne dose d'iode et me rends à la soirée.
J'attends que tout le monde rentre (700 personnes !) et avance doucement, discrètement dans la salle, histoire de me ménager (car malgré tout j'ai encore envie de me barrer !!!).
J'entends mon prénom, je me tourne et vois mon client en compagnie d'un autre homme me faire signe de m'avancer vers eux.
Je reprends mon sourire de com (et non de conne, quoique...) et me dirige vers eux, main tendue vers l'inconnu qui sourit.
Et mon client de dire, voilà, c'est elle, Elodie L, notre chargée de communication.
Je serre la main de l'inconnu, le regarde droit dans les yeux et là, ma vie bascule.
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Lavidelodie
